Posté le 12.06.2007 par chatillonavecsarkozy
jUSTE UNE MISE AU POINT avec un internaute indélicat et stupide: cela fait environ 1 mois que j'ai laissé de côté ce blog et,afin d'y prendre quelques anciennes photos, je suis retourné dessus ce matin et là surprise: mon blog a été "piraté" et l'indélicat (Je préfère rester sobre !!) a édité un billet avec une intention et un appel au vote front national ...
Je ne demande pas la fermeture de celui-ci je tiens seulement à faiire cette mise au point car dans le titre il y a le nom de ma ville et je trouvais cela un peu "limite" .
Je viens d'adresser une requète auprès de centerblog afin qu'ils m'indiquent les coordonnées du "pirate" et dès obtention je vous les connaitre.
Donc pour finir le 17 juin faite confiance à Philippe PEMEZEC pour un nouveau mandat de député !!!! Et ceci sans aucune ambiguité ...
http://chatillonavecpemezec.rmc.fr/
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Posté le 17.05.2007 par chatillonavecsarkozy
Voilà arrivé le moment de transition également pour ce blog.
http://chatillonavecpemezec.rmc.fr
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Posté le 17.05.2007 par chatillonavecsarkozy
Voilà arrivé le moment de transition également pour ce blog.
Depuis plusieurs mois j'ai "alimenté" de mon mieux ce journal; en y mettant un peu de tout ce qui a fait cette campagne présidentielle.Un peu d'humour, beaucoup d'humeurs, quelques coups de gueule aussi, quelques sourires parfois.
Bref tout ce qui fait qu'une campagne électorale est toujours unique ..
Notre Président Nicolas Sarkozy étant en fonction aujourd'hui, il nous incombe de lui donner une majorité de député afin qu'il puisse mener à bien les réformes nécessaires, les réformes dont notre pays a besoin.
Pour cela et uniquement dans cet optique, je fais "muer" mon blog "chatillonavecsarkozy" en "chatillonavecpemezec" . Je sais cetitre n'est peut-être pas sensationnel mais j'espère que ce blog vous permettra de suivre,comme cela a été le cas précedement, toutes les actions que nous allons mener afin que le 17 juin notre Député soit le même qu'aujour'hui : Philippe Pemezec.
chatillonavecpemezec.rmc.fr
Posté le 07.05.2007 par chatillonavecsarkozy
Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy devient le sixième président de la cinquième République avec 53,06 % des suffrages.
Posté le 07.05.2007 par chatillonavecsarkozy
Ses origines
Nicolas Sarkozy est né à Paris le 28 janvier 1955.
Son père, Pal Nagy Bosca y Sarközy, est un immigré hongrois né à Budapest en 1928. Issue d'une famille aristocrate, lorsque les Russes arrivent en 1944 en Hongrie, les Sarkozy doivent quitter le pays pour l'Autriche mais décident de rentrer deux ans plus tard, sans comprendre que l'instauration d'un régime communiste en Hongrie allait bouleverser leur vie. Le domaine familial et leur château d'Alattyán situé à 100 km de Budapest sont réquisitionnés par l'Etat. Pal est appelé sous les drapeaux pour combattre dans l'armée soviétique mais pour y échapper, il s'enfuit en Allemagne. Son nom est raccourci en Pal Sarkozy. En 1948, il atteint son but en arrivant à Paris. Tous les autres membres de la famille sont restés en Hongrie. En 1949, il rencontre Andrée Mallah, fille de médecin, qui habite rue Fortuny dans un petit hôtel particulier. Ils se marient, lui francise son nom en Paul Sarkozy, et ils ont 3 enfants : Guillaume, Nicolas et François. Guillaume Sarkozy est né en 1952 et est aujourd'hui chef d'entreprise. François Sazkozy est né en 1957 et est aujourd'hui chercheur en biologie. Les trois enfants sont éduqués dans la tradition française : Paul Sarkozy parle peu de la Hongrie. En 1959, les parents divorcent. Pour faire face aux difficultés financières, la mère de Nicolas Sarkozy, qui ne travaillait pas, reprend des études de droit et devient avocat. La figure du père a sans doute façonné la personnalité de Nicolas Sarkozy. Paul Sarkozy est un père absent, qui s'est remarié trois fois, et qui affiche une certaine distance avec ses fils considérant qu'il ne leur doit rien, et réciproquement. Cela a sans doute poussé Nicolas Sarkozy à se débrouiller par lui-même et à travailler beaucoup pour s'en sortir. Finalement, c'est le grand-père, Benedict Mallah, gaulliste, qui s'impose comme l'autorité parentale. A sa mort, la famille s'installe à Neuilly-sur-Seine.
Ses études
Les premières années d'études de Nicolas Sarkozy ne sont pas brillantes. Il va au lycée privé Saint-Louis de Monceau et redouble la sixième. En mai 1968, Nicolas Sarkozy a 13 ans. Dans le livre Les Sarkozy, une famille française, on raconte que déjà, il voulait manifester son soutien au général De Gaulle. Après l'obtention d'un baccalauréat B (économie) en 1973, il entre à la faculté de Nanterre en droit. En 1978, il obtient une maîtrise de droit privé avant d'entrer à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris sans toutefois obtenir son diplôme. De retour à la fac, il valide un DEA (Diplôme d'Etudes Appliquées) en 1981 avec pour thème de mémoire : « Le référendum du 27 avril 1969 ». La même année, il hésite entre une carrière de journaliste et une carrière d'avocat et se résout finalement à passer le CAPA (Certificat d'Aptitude à la Profession d'Avocat). Il exerce peu cette profession d'avocat car très tôt, il se montre plus intéressé par la politique. Toutefois, il monte avec un associé un cabinet d'avocat « Armand Claude et Nicolas Sarkozy » au sein duquel il travaille quand il n'exerce pas d'activité politique.
Les premiers pas en politique : le congrès de Nice de 1975
En 1974, a 19 ans, quelques semaines avant la mort de Pompidou, il adhère à l'UDR (Union pour la Défense de la République), le parti gaulliste. Militant dans la section UDR de Neuilly, il passe beaucoup de temps à distribuer des tracts, à coller des affiches et à soutenir Jacques Chaban-Delmas lors des élections présidentielles de 1974. Son activisme lui permet de devenir délégué départemental des jeunes UDR et de participer, à ce titre, au grand congrès de Nice de juin 1975. Ce congrès gaulliste est destiné à rappeler à Giscard d'Estaing qu'il doit s'appuyer sur les gaullistes, majoritaires, pour gouverner. Alors que Michel Debré a prononcé son discours, c'est autour de Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac, l'organisateur des débats, qui ne le connaît pas encore, lui accorde deux minutes de temps de parole. Son discours est remarqué, il lance notamment à la tribune : « Etre jeune gaulliste, c'est être révolutionnaire, révolutionnaire pas à la manière de ceux qui sont des professionnels de la manif ». Il reste 20 minutes à la tribune et se fait remarquer par la plupart des dirigeants présents au congrès, notamment par Charles Pasqua.
La conquête de la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1983
En 1977, il entre au conseil municipal de Neuilly avec la bienveillance du maire, Achille Peretti, qui l'a repéré dans la section du RPR, mouvement gaulliste créé par Jacques Chirac et Charles Pasqua en 1976. La carrière politique de Nicolas Sarkozy débute donc avec le soutien de Peretti et de Pasqua, ce dernier étant même témoin à son mariage en 1982 avec une jeune corse Marie-Dominique Culioli. En 1983, le maire de Neuilly, Achille Peretti, meurt. Une élection municipale est donc organisée. Au départ, les rôles sont clairs : Nicolas Sarkozy doit aider Charles Pasqua à conquérir la mairie. Mais, contre toute attente et ce malgré les mises en garde de sa famille et de ses amis quant aux risques de représailles, il décide de faire campagne pour son propre compte et de doubler Charles Pasqua. En rencontrant un par un les conseillers municipaux, il parvient à les convaincre de le désigner lui plutôt que Pasqua. A 28 ans, il devient donc le plus jeune maire de France. Très vite, la mairie de Neuilly s'avère être un véritable atout pour la carrière politique de Nicolas Sarkozy : beaucoup de grands patrons, de personnalités du cinéma, d'avocats vivent à Neuilly. Sarkozy organise des dîners et étoffe peu à peu son carnet d'adresses. Il se lie notamment d'amitié avec Martin Bouygues et Bernard Arnaud, patrons d'une grande entreprise, LVMH.
Un parcours politique dans le sillage de Jacques Chirac (1983-1993)
Sa conquête de la mairie de Neuilly-sur-Seine a été particulièrement remarquée par Jacques Chirac qui le fait entrer dans son équipe. Doué, travaillant deux fois plus que les autres, Nicolas Sarkozy se rend indispendable. Lors de la campagne présidentielle de 1988, il est chargé d'organiser tous les grands meetings de Jacques Chirac. Ses réseaux tissés depuis quelques années à Neuilly, sont mis au service du candidat gaulliste qui lui présente sa fille, Claude Chirac, avec laquelle il se lie d'amitié. En 1988, il devient député. A cette époque, Nicolas Sarkozy fait donc partie du cercle intime de la famille Chirac. Il est présent à toutes les réunions stratégiques. C'est au cours d'une de ses réunions qu'il rencontre le conseiller politique du maire de Paris, Edouard Balladur, avec lequel il va tout de suite très bien s'entendre.
Ministre dans le gouvernement Balladur (1993-1995)
En 1993, la droite gagne les élections législatives. Jacques Chirac qui a déjà fait l'expérience de la cohabitation en 1986, ne veut pas redevenir Premier ministre et se réserve pour l'élection présidentielle qui doit avoir lieu deux ans plus tard. C'est donc Edouard Balladur qui devient chef de gouvernement. Nicolas Sarkozy est nommé ministre du budget et porte-parole du gouvernement. Doué pour la communication, il ne connait cependant rien au fonctionnement du ministère du budget, et il a peu de connaissances quant à la gestion des finances de l'Etat. Il va donc apprendre. Ses collaborateurs, inspecteurs des finances lui fournissent des notes chaque soir qu'il mémorise par coeur. En l'espace de quelques mois, Nicolas Sarkozy se forme pour préparer le budget.
La trahison et la traversée du désert
Lors de la campagne présidentielle de 1995, la famille gaulliste est divisée en deux camps : les pro-Chirac et les pro-Balladur. Alors que Nicolas Sarkozy était un proche de Jacques Chirac, il choisit de soutenir Edouard Balladur et participe activement à la campagne électorale où les coups tordus et la violence entre les deux camps vont laisser des traces. Cette trahison marque le début d'une traversée du désert suite à la victoire de Jacques Chirac. Ce dernier ne lui pardonne pas son soutien à Balladur et lorsqu'Alain Juppé évoque la possibilité de nommer Nicolas Sarkozy dans son gouvernement, il reçoit une réponse négative catégorique. Pendant sa traversée du désert au cours de laquelle il envisage un moment d'abandonner la politique, Sarkozy se marie avec Cécilia en 1996. Il l'avait rencontrée quelques années auparavant, puisqu'en tant que maire de Neuilly, il l'avait mariée à Jacques Martin. Désormais, Cécilia Sarkozy va soutenir son mari dans son parcours politique.
Un retour manqué en 1999, les élections de 2002
Avec la dissolution de l'Assemblée Nationale et l'échec de la droite en 1997, Nicolas Sarkozy revient dans le jeu politique en passant une alliance avec Philippe Séguin pour prendre la tête du RPR, parti traumatisé par la défaite aux législatives et la perspective de passer 5 années dans l'opposition. Lors des élections européennes de 1999, Philippe Séguin qui est tête de liste pour le RPR, jette l'éponge quelques semaines avant les élections. Dans la précipitation, Nicolas Sarkozy devient président du RPR et conduit la liste aux élections européennes qui se soldent par un échec cinglant : la liste RPR n'obtient que 12,8% des voix (cinq ans auparavant, la liste RPR avait obtenu 25%) et est même dépassée par celle de Charles Pasqua (13,1%). Quelques mois après, il démissionne de la présidence du RPR et se retire provisoirement de la vie publique nationale. C'est à cette époque qu'il publie un livre Libre, dans lequel il expose ses idées politiques. Entre 1999 et 2002, comme à chaque période difficile de sa carrière politique, il se remet à travailler. Pendant 3 ans, il rencontre de nombreux chefs d'entreprise, des experts, des syndicalistes, commandent des enquêtes auprès d'instituts de sondages pour analyser l'état de l'opinion. Il se prépare à soutenir Jacques Chirac lors des élections présidentielles de 2002 dans l'espoir d'obtenir le poste de Premier ministre. Finalement, c'est Jean-Pierre Raffarin qui obtient le poste et Nicolas Sarkozy devient numéro 2, en charge du ministère de l'Intérieur.
Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
A peine nommé Place Beauvau, Nicolas Sarkozy déploie son énergie à rétablir l'ordre et à lutter contre le sentiment d'insécurité des Français, question centrale de la campagne présidentielle. Ces premiers mois sont marqués par plusieurs opérations médiatiques comme la fermeture du centre de réfugiés de Sangatte, la ville étant devenue une plaque tournante de l'immigration clandestine. En tant que ministre des Cultes, il soutient la création du Conseil français du culte musulman. Il s'empare notamment de la question du financement des mosquées en France dans un livre La République, les religions, l'espérance publié en 2004. Entre-temps, omniprésent dans les médias, il fait notamment deux prestations remarquées lors des émissions 100 minutes pour convaincre présentées par Olivier Mazerolles en 2002 et 2003. C'est au cours de ces émissions qu'ont lieu les passes d'armes entre Le Pen et Sarkozy, ce dernier parvenant à donner un coup de vieux à Le Pen en l'accusant de vouloir reconstruire une « ligne maginot » inefficace pour limiter l'immigration. Le 20 novembre 2003, lors d'une de ses émissions, Alain Duhamel formule une question qui pousse Sarkozy à sortir de l'ambiguité. En lui demandant si, comme Laurent Fabius, il lui arrive de penser à la présidentielle en se rasant, Nicolas Sarkozy réplique par un « pas simplement quand je me rase » qui indique pour la première fois que son objectif est bien la présidentielle de 2007.
Ministre d'Etat, de l'Economie et des Finances (avril-novembre 2004)
Lors des élections régionales de mars 2004, la gauche remporte 20 régions sur 22 ce qui fait dire à François Fillon, ministre des affaires sociales, qu'il s'agit d'un 21 avril à l'envers, en référence au choc de 2002 de ne pas voir un candidat de gauche au second tour de la présidentielle. Alors que Nicolas Sarkozy est pressenti pour remplacer Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, il change finalement de ministère en devenant ministre de l'Economie et des Finances, n°02 du gouvernement, avec le titre de Ministre d'Etat. Lors de son bref passage à Bercy, il tente de limiter le déficit et d'empêcher le dépôt de bilan d'Alstom. Il dénonce également la hausse des prix dans la grande distribution sans pouvoir réellement agir.
En réalité, les tensions entre lui et Jacques Chirac sont de plus en plus vives, le président de la République supportant de moins en moins l'omniprésence médiatique de Sarkozy. C'est dans ce contexte, qu'en juillet 2004, lors de l'interview traditionnelle du 14 juillet, Jacques Chirac lance « Je décide, il exécute » pour rappeler que le ministre d'Etat est sous ses ordres. Par ailleurs, il rappelle la règle du non-cumul entre le poste de président de l'UMP et de ministre pour tenter de décourager Sarkozy de se présenter à l'élection du président du principal parti de la droite. Finalement, le 29 novembre 2004, Nicolas Sarkozy est désigné président de l'UMP par les militants avec 85,1% des voix.
Ministre d'Etat, de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire (2005-2006)
Suite à l'échec du référendum sur la constitution européenne en mai 2005, le départ de Jean-Pierre Raffarin est inévitable. Alors que Sarkozy pense que son tour est venu, c'est finalement Dominique de Villepin qui est nommé Premier ministre. Mais la surprise du gouvernement Villepin est la nomination de Nicolas Sarkozy au poste de ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire alors que 9 mois plus tôt, Jacques Chirac considérait comme incompatible le poste de ministre et de président de l'UMP.
Officiellement, son retour Place Beauvau s'expliquerait par sa volonté de lutter contre l'insécurité. En coulisse, il ne cache pas que son retour a aussi pour but de reprendre en main la DST (service de renseignement français) et d'éviter les coups tordus dont il s'estime victime depuis son départ du gouvernement. En décembre 2005, le ministre de l'Intérieur doit faire face à 27 nuits d'émeute en banlieue suite à la mort de deux adolescents poursuivis par la police à Clichy-sous-Bois.
L'année 2006 est marquée par les manifestations contre le CPE, Contrat Première Embauche, qui pousse la jeunesse dans la rue. Sarkozy exprime ses réserves vis-à-vis de cette réforme. Dans l'affaire Clearstream, les noms d'hommes politiques dont celui de Nicolas Sarkozy, se retrouvent dans un CD-Rom envoyé à la justice et dans lequel on leur attribue de faux comptes en banque. La supercherie est vite décelée mais Nicolas Sarkozy n'a été prévenu que bien plus tard de cette affaire alors que Dominique de Villepin était déjà au courant depuis plusieurs mois. C'est ce silence qui provoque la polémique entre Villepin et Sarkozy, ce dernier accusant en filigrane le Premier ministre d'avoir voulu salir son image.
Candidat en 2007
Mais l'année 2006 est surtout marquée par la pré-campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy est de plus en plus candidat et de moins en moins ministre. C'est le moment du bilan qui, selon les camps, est jugé plus ou moins bon. La délinquance a baissé de 9% entre 2002 et 2006 mais la violence aux personnes a augmenté. Le 1er décembre 2006, dans une interview donnée à la presse quotidienne régionale, Nicolas Sarkozy déclare officiellement sa candidature à la présidentielle. C'est lors du congrès de l'UMP le 14 janvier 2007, après un vote des militants, qu'il est officiellement investi par son parti.
Posté le 05.05.2007 par chatillonavecsarkozy
Ségolène Royal dit qu'avec elle, «il n'y a pas de risque». Sous-entendu, il y en aurait avec vous...
Nicolas Sarkozy. Je crois que, dans l'histoire de la Ve République, on n'a jamais entendu de propos aussi violents ni aussi menaçants. Expliquer que, si on ne vote pas pour une candidate, on aura de la violence, c'est ni plus ni moins refuser l'expression démocratique et républicaine. On n'a jamais vu ça, jamais! C'est une forme d'intolérance préoccupante. Les Français auraient donc le choix entre voter pour Mme Royal, et tout se passera bien, ou voter pour moi et ce sera la violence. Ce langage guerrier est la négation des règles démocratiques élémentaires.
Je ne comprends pas pourquoi une personne de la qualité de Mme Royal se laisse aller à une telle violence verbale. Je vois là la gauche la plus sectaire, qui considère qu'est illégitime toute personne qui ne pense pas et ne parle pas comme elle. Dire cela, c'est insulter les millions d'électeurs qui ont voté pour moi au premier tour. La France a besoin d'ouverture, de tolérance, de respect, de rassemblement.
Ségolène Royal vous a souvent comparé à Bush. A qui la compareriez-vous?
Je ne me permettrai pas de caricaturer ma concurrente. C'est une femme que je respecte. On n'a pas les mêmes convictions, mais je ne me laisserai aller ni à des injures, ni à des propos blessants. Elle est Ségolène Royal et si j'avais un seul conseil à lui donner, ce serait de rester elle-même en ne jouant pas la caricature d'un rôle qui ne lui va pas bien. Je ne peux penser que c'est sa vraie nature. C'est sans doute parce qu'elle n'a pas le moral.
Et la comparaison avec Bush ?
Mme Royal a du mal à rentrer dans le débat. Plutôt que d'expliquer ses propositions ou de critiquer les miennes, elle a voulu me caricaturer. Mais le combat a cessé faute de combattants, puisque je ne suis pas entré dans ce jeu de démolition. Je ne suis pas sûr d'avoir des leçons à recevoir de la candidate socialiste en politique internationale, elle qui est rentrée émerveillée de Chine avec des propos élogieux sur la «rapidité» de la justice chinoise; ni des leçons de sa tolérance, elle qui recommande rien moins que le boycott des Jeux olympiques de Pékin. Pour le reste, je ne vois pas ce que j'ai à voir avec M. Bush. Je suis moi-même, je défends mes propres idées.
« Mme Royal s'inscrit dans la tradition du sectarisme le plus caricatural de la politique française »
Pourrait-il y avoir, si vous êtes élu, deux France à réconcilier, un peu comme en 1981?
C'est extraordinaire! On contesterait au candidat arrivé en tête au premier tour, avec 11 millions et demi de suffrages, sa capacité à rassembler? Si ma faute, c'est de ne pas être de gauche, je confirme que je ne le suis pas. En 1981, M. Mitterrand a été élu président de la République et les chars soviétiques ne sont pas arrivés place de la Concorde. Tout cela me rappelle ceux qui défilaient en disant à propos du Général de Gaulle «le fascisme ne passera pas», ou qui parlaient de «facho Chirac». «Mme Royal s'inscrit dans la tradition du sectarisme le plus caricatural de la politique française».
Vous dites votre volonté de vous appuyer sur une majorité extrêmement large. A quoi rassemblerait-elle?
Je souhaite une majorité présidentielle à trois pôles: un pôle UMP, un pôle du centre avec l'UDF puisque la quasi totalité des élus de l'UDF, en sécession avec leur leader, m'ont rejoint. Et un pôle de gauche avec des hommes et des femmes qui ne renoncent pas à ce qu'ils sont, mais qui soutiennent ma candidature et participeront à mon quinquennat parce qu'ils croient au mouvement. Je souhaite que nous nous retrouvions sur un contrat de gouvernement. Je veux faire la meilleure équipe de France possible, avec une seule étiquette: la nouvelle majorité présidentielle.
Quel sera le profil de votre Premier ministre?
Je l'ai en tête. Mais je pense que, par respect pour les Français, on ne doit pas dire cela avant d'avoir été choisi. Il ne faut pas se répartir les postes. Je veux quelqu'un qui ait la capacité d'être un chef d'équipe, qui relaie l'action du président, et soit celui qui mettra en oeuvre le projet présidentiel.
« Nulle part dans les quartiers, je n'ai fait un mauvais score »
Avez-vous des mots à adresser aux jeunes des banlieues? Entre eux et vous s'est installé pour le moins un malentendu?
Ces malentendus ne se sont pas traduits dans la réalité électorale. Nulle part dans les quartiers, je n'ai fait un mauvais score. Alors je voudrais dire aux 230.000 jeunes des quartiers en difficulté qu'à chacun je trouverai une formation, un contrat, une rémunération. A chacun je tendrai la main pour que tous puissent vivre dignement de leur travail. En échange, je leur demanderai de suivre cette formation, et de faire l'effort de se lever tôt le matin. Nul ne sera laissé sur le bord de la route. Il ne s'agit pas seulement pour moi de refaire les immeubles, mais de trouver un emploi à des gens qui doivent de nouveau croire et espérer en la République française.
Pensez-vous que dimanche soir, si vous êtes élu, il puisse y avoir dans certains quartiers, certaines banlieues, de mouvements de révolte, de violence?
Est-ce à dire que certains contesteraient les règles de la République et la loi de la majorité ? Je ne peux pas l'imaginer. D'ailleurs cela ne s'est jamais vu. Je suis candidat depuis cinq mois, j'ai fait des centaines de déplacements, il n'y a jamais eu une manifestation. Malgré tous les efforts de Mme Royal , le «Tout sauf Sarkozy» - n'a pas rencontré un grand succès.
Quelle leçon tirez-vous de ce long parcours à travers la France ?
La passion des Français pour la politique, à l'inverse de tout ce qui a été raconté. La vraie politique, celle qui pose les vraies questions, sur les vrais sujets, avec les vrais débats, sans tabous. Deuxièmement, je retiens une quête formidable de sens, d'identité.
C'est une campagne qui s'est jouée sur les valeurs, pas sur telle ou telle proposition. Les élections de 1997 se sont faites sur les 35 heures, et celles de 2002 sur la sécurité. Celles de 2007 se feront sur les valeurs : le travail, l'autorité, le respect, la responsabilité, l'identité. Qu'est-ce que la France? Que signifie être français? Quel est notre avenir? Au début, quand je parlais de la France, ça étonnait.
« Il y a une crise morale française qui porte un nom, c'est la crise du travail »
C'est un pays qui a envie de vivre ensemble? On en doutait au moment de la crise des banlieues...
Il y a une crise morale française qui porte un nom, c'est la crise du travail. C'est un pays qui a envie de vivre ensemble, qui a envie d'une culture commune, d'une morale commune, de valeurs communes.
Un pays en déclin?
Le modèle social français n'est plus le meilleur. Nous avons des chômeurs. Le système d'intégration n'est plus le meilleur. Notre système économique n'est pas le meilleur puisque nous avons moins de croissance que les autres. Il faut apporter des réponses à ces questions-là. Je dis aux Français qu'il nous faut changer pour rester fidèles aux idéaux de la République. Je crois que le plein emploi est possible. Je crois qu'on peut maîtriser l'immigration, qu'on peut réconcilier la société avec une école de la République qui soit une école de l'excellence et de l'exigence.
Quel seraient vos premiers actes comme président de la République?
En matière économique et sociale, d'ici l'été, la possibilité d'exonérer de charges sociales et d'impôts les heures supplémentaires; la possibilité de déduire les intérêts de ses emprunts immobiliers; l'établissement de sanctions aggravées pour les multirécidivistes avec des peines plancher et la modification de l'ordonnance de 1945 sur les jeunes mineurs; le service minimum, très attendu par les usagers des transports publics. Ces mesures, nous les mettrons en place tout de suite.
J'ai deux autres priorités. La première semaine de mon élection je recevrai les partenaires sociaux pour préparer quatre grandes conférences: sur la démocratie sociale, la parité des salaires hommes/femmes, le contrat de travail unique et le pouvoir d'achat et les 35 heures. La deuxième journée, je recevrai l'ensemble des organisations non gouvernementales en charge de l'Environnement pour poser les bases de l'organisation d'un Grenelle de l'environnement qui se tiendra à l'automne.
Les changements se mesureront tout de suite ?
Si les Français me font confiance, on se mettra au travail à la première minute de la première heure de la première journée. Et j'arrêterai mon travail à la dernière minute de la dernière heure de la dernière journée.
Comment voyez-vous, si vous êtes élu, le déroulement de la campagne législative ?
Si je suis élu président de la République le 6 mai, il est normal que je me préoccupe du résultat des législatives des 10 et 17 juin. Je m'engagerai pour demander aux Français une majorité pour mettre en oeuvre le programme établi. Je dis aux élus centristes qui m'ont soutenu qu'ils auront l'étiquette de la majorité présidentielle.
L'opération Bayrou a échoué?
C'est à lui de savoir où il se trouve. Je ne suis pas persuadé qu'il le sache à l'heure où nous parlons.
Vous avez annoncé que, si vous êtes choisi par les Français, vous aurez une période de «retraite» avant de prendre vos fonctions à l'Elysée ?
Les institutions de la République prévoient que Jacques Chirac est président jusqu'au 17 mai à zéro heure. Un républicain digne de ce nom doit respecter ces délais scrupuleusement. Il n'y a pas deux Présidents de la République. Il n'y en a qu'un seul. Le Président de la République, c'est donc Jacques Chirac jusqu'au 17 mai à zéro heure. Je trouve, par ailleurs, très utile que le Président élu ait une dizaine de jours pour habiter la fonction, prendre la mesure de la gravité des charges qui pèsent désormais sur ses épaules, se reposer après le fracas de la campagne et pour prendre la distance nécessaire pour devenir l'homme ou la femme de la Nation. Je mettrai à profit, si les Français me font confiance, cette dizaine de jours pour cela.
Assisteriez-vous dans ce cas aux cérémonies militaires du 8 mai? En 1995, Jacques Chirac fraîchement élu y avait assisté...
J'ai évoqué cette question avec le Président de la République. Comme je vous l'ai dit, il n'y a qu'un seul président de la République, c'est donc à lui de le faire. Cela s'était passé différemment en 1995, parce que c'était un passage entre la gauche et la droite. Mais entre Jacques Chirac et moi-même, les relations sont apaisées, confiantes, amicales. Je ne vois vraiment pas pourquoi donner l'impression d'une République à deux têtes.
Le lieu de votre possible «retraite» est secret?
Il sera toujours temps de le dire le moment venu.
Quelle sera votre première mesure pour relancer l'Europe?
Si je suis élu, j'irai rendre visite à la présidente de l'Union européenne et chancelière d'Allemagne, Angela Merkel parce que la relation franco-allemande cela compte et que l'Europe doit redémarrer.
Vous serez un Président pour qui porter la voix de la France sera essentiel?
L'un de mes tout premiers voyages sera pour l'Afrique. L'une de mes grandes ambitions sera l'Union méditerranéenne, qui est un sujet capital. Le message de la France est capital. Il doit être porté sans agressivité et sans complexe. Je veux une France qui ne transige pas sur ses valeurs et défende les droits universels. Je veux qu'on soit à côté de toutes les femmes martyrisées dans le monde, qu'on retrouve Ingrid Betancourt, qu'on vienne au secours des infirmières bulgares condamnées en Libye...
« Une campagne, ce n'est pas une thérapie personnelle »
Qu'avez vous appris de vous-même durant cette campagne, que vous ne soupçonniez pas?
Une campagne, ce n'est pas une thérapie personnelle. Je vais vers ce rendez-vous de dimanche prochain sans exaltation, sans excitation, avec beaucoup de calme. Je ne me l'explique pas d'ailleurs. Je ne peux pas de dire que je me sens prêt, car ce serait arrogant. Mais j'ai le sentiment d'avoir fait ce que j'avais à faire. De toute façon ce que je ressens se voit tout de suite. Je ne cache jamais rien.
Quel sens aura votre victoire, si vous l'emportez?
Si je l'emporte, c'est que j'aurai reçu des Français un mandat clair pour porter le changement dans notre pays, pour assumer la rupture tranquille, pour obtenir des résultats, faire reculer l'impression de fatalité, rassembler les Français et les aimer. Je ne me suis pas dissimulé dans cette campagne. Je me suis adressé directement au peuple français. Je lui ai dit tout avant pour pouvoir tout faire après. D'une certaine façon, j'ai pris tous les risques.
Ce sera la victoire de la droite? Je ne suis pas réductible à la seule droite française. Il y a 400 000 adhérents à l'UMP. J'ai eu 11,4 millions de voix au premier tour. Ce n'est pas rien.
A l'approche du verdict des Français, qu'avez-vous envie de leur dire ?
Le 14 janvier 2007, j'ai dit «J'ai changé». Je ne suis pas sûr qu'à ce moment là tout le monde m'ait cru. Mais ce «j'ai changé» a pris aujourd'hui, je crois, de la crédibilité.
Propos recueillis par Béatrice Houchard, Dominique de Montvalon, Henri Vernet et Ludovic Vigogne
Posté le 05.05.2007 par chatillonavecsarkozy
Le pied à fond sur l'accélérateur. Quitte à frôler la sortie de route. Vendredi matin, Ségolène Royal s'en est prise sur RTL à son rival en estimant que sa candidature était «dangereuse» pour la France, prévoyant «des tensions très fortes dans le pays» si le «candidat de la droite dure» accédait à l'Elysée. Plus fort encore, la candidate socialiste a affirmé «avoir la responsabilité de lancer une alerte par rapport au risque de la candidature [de l'ancien ministre de l'Intérieur], par rapport aux violences et aux brutalités qui se déclencheront dans le pays».
Clairement, elle a laissé entendre que ces violences pourraient se dérouler dans les banlieues. «Tout le monde le sait mais personne ne le dit, il y a une sorte de tabou», a-t-elle affirmé, ajoutant que Sarkozy «ne peut pas se rendre dans les quartiers populaires» sans être «encadré par plusieurs centaines de policiers».
Réaction. Cette sortie a provoqué en retour une réaction particulièrement courroucée des porte-parole du candidat de l'UMP. «Ces déclarations sont inadmissibles et irresponsables de la part de quelqu'un qui prétend occuper les plus hautes fonctions de la République», ont dénoncé Rachida Dati et Xavier Bertrand.
Gêne. Côté socialiste, la gêne était perceptible, notamment chez Julien Dray. Le porte-parole de la candidate a indiqué ne pas être «de ceux qui considèrent que Nicolas Sarkozy est une menace pour la République française et que demain il va falloir rentrer en résistance et se préparer à je ne sais quelle clandestinité».
La gauche, a-t-il expliqué sur RFI, doit «assumer la confrontation d'idées», combattre le projet de Nicolas Sarkozy et démontrer en quoi il est «dangereux».
Posté le 04.05.2007 par chatillonavecsarkozy
Mes chers compatriotes
Samedi 21 et dimanche 22 avril, vous avez été plus de 11 millions, en métropole, en Outremer, à l’étranger, à m’apporter vos suffrages. Un immense espoir s’est levé dans le pays. Il est celui de Français de toutes conditions, de toutes opinions et de toutes origines. Il dépasse tous les clivages des partis. Je veux vous remercier de m’avoir fait confiance et vous dire que j’ai entendu vos inquiétudes et vos espérances. Plus que jamais, je veux y être fidèle. Plus que jamais, je veux y répondre. Plus que jamais, je veux agir. Je ne vous décevrai pas. À quelques jours du second tour, je veux me tourner spécialement vers vous tous qui avez voté pour un autre candidat au premier tour. Je vous propose de nous rejoindre et de tous nous unir. La France a profondément besoin du rassemblement du peuple français pour relever les immenses défis qui sont les siens aujourd’hui. La France a profondément besoin de vous. Le choix que vous ferez dimanche prochain est capital. C’est un choix historique. Dans un monde qui bouge à toute vitesse, notre pays doit changer. Si nous voulons être un pays fraternel, un pays généreux, un pays qui compte en Europe et dans le monde, nous devons réformer ce qui ne va pas aujourd’hui en France.
Ma conviction profonde, c’est que nous le pouvons. Mais ma conviction plus profonde encore, c’est que c’est en changeant que nous resterons nous-mêmes, fidèles à nos valeurs qui ont fait notre force au cours des siècles, fidèles à notre identité nationale, fidèles à notre vocation européenne, fidèles à notre idéal profond de fraternité.
Ce rêve de réussite et de solidarité, c’est le rêve français. C’est celui qui est, je le sais, au fond du cœur de chacun d’entre vous. Ce qui est en jeu dimanche prochain, c’est de décider de nous replier sur le passé ou de faire les choix de l’avenir, c’est de répéter les recettes d’hier qui ont échoué ou de mettre en œuvre les solutions qui ont marché partout ailleurs : travailler moins et gagner moins, ou travailler plus pour gagner plus ; partager les emplois qui existent déjà, ou créer les emplois qui n’existent pas encore ; donner les mêmes diplômes et le même salaire à tout le monde, ou récompenser le travail, le mérite, l’effort ; laisser faire les délocalisations et la fuite de nos meilleurs talents, ou prendre à bras-le-corps ce problème, investir dans la recherche et l’innovation, ramener notre fiscalité à un niveau raisonnable, libérer les énergies et faire confiance à nos agriculteurs, nos entrepreneurs, nos commerçants, nos artisans ; continuer à creuser la dette, ou stimuler la croissance pour pouvoir à la fois réduire la dette et mener les politiques publiques dont nous avons besoin ; ouvrir les frontières à tout le monde sans condition, ou avoir le courage de fixer des limites en fonction de nos capacités d’accueil et aider les pays pauvres à se développer.
Vous voulez une France fraternelle, une France qui ne laisse personne au bord de la route, une France qui aide les plus fragiles, les personnes handicapées, les personnes âgées, les exclus, ceux qui traversent une période difficile, une France, au fond, où ceux qui sont forts mettent leur force, leur talent et leur énergie au service de ceux qui sont faibles. Je le veux avec vous. Mais il n’y a aucune fraternité possible si nous ne créons pas plus de richesses.
À ceux qui peuvent plus, je demanderai plus. Plus de travail, plus d’effort, plus de créativité, plus d’innovation, plus d’investissement, plus de risque, plus d’audace. Mais ils auront les fruits de leurs efforts. Et à ceux qui ont moins, je donnerai les moyens d’avoir plus. Grâce aux richesses que nous produirons, nous mettrons en œuvre de grandes politiques de solidarité pour lutter contre la pauvreté des enfants, garantir à nos proches très âgés qu’ils pourront rester à domicile, investir dans la santé, remédier à la situation des quartiers en difficulté, faire de l’école le pilier de l’égalité des chances, permettre à nos personnes handicapées de vivre comme et avec tout le monde, assurer la présence des services publics partout sur le territoire. Vous voulez aussi une démocratie renouvelée, qui se soucie de l’intérêt général et pas des querelles politiciennes. Je vous propose une démocratie irréprochable, au service de la France et des Français, transparente dans l’exercice du pouvoir, impartiale dans les nominations, plus équilibrée entre les différents pouvoirs, où chacun est respecté et où les idées sont débattues. Je renforcerai les pouvoirs du Parlement et je donnerai aux partenaires sociaux les moyens de trouver ensemble les meilleures solutions pour le monde du travail et la protection sociale.
Pour tous les Français, je veux plus de formation, plus de protection, plus de soutien, plus de justice, plus d’égalité des chances. Mais je veux aussi remettre les bonnes valeurs au centre de la société : le mérite, le travail, la récompense, l’autorité, le respect, le sens des autres et le sens du bien commun. Je vous le dis avec franchise: la France ne peut pas continuer à en faire toujours plus pour ceux qui fraudent, abusent, ne veulent pas travailler, et toujours moins pour ceux qui travaillent, font des efforts, respectent les principes essentiels d’une vie en société.
Le travail qui est devant nous est important. Mais il est tout à fait faisable. Nous le ferons ensemble, sereinement, dans la concertation, mais aussi dans la décision et l’action. Rapidement, nous pouvons obtenir de vrais changements dans notre pays, plus d’emploi, plus de pouvoir d’achat, plus de réussite scolaire et universitaire, plus d’égalité des chances, plus de justice, plus de liberté d’agir, de créer, de vivre, plus de développement durable, plus de solidarité.
Si je suis élu, je ne serai le Président d’aucun clan, d’aucun parti, d’aucune idéologie. Je serai le Président de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté. Je serai le Président du peuple français, qui veut que notre pays change pour rester fidèle à son histoire et à ses valeurs.
Dimanche prochain, je vous demande votre confiance pour le seul choix qui compte : celui de la France.
Nicolas SARKOZY
Posté le 04.05.2007 par chatillonavecsarkozy
Les mensonges de Ségolène Royal
1. C’est la loi du 11 février 2005 qui a prévu l’inscription de droit des enfants handicapés dans l’école de leur quartier. Cette loi est la première grande loi sur le handicap après celle de 1975. Toutes les associations en ont salué les avancées. Mme Royal et le parti socialiste ont voté contre cette loi.
2. Le nombre d’enfants handicapés scolarisés dans les écoles « ordinaires » est passé de 89 000 à 160 000 entre 2002 et la rentrée 2006.
3. Le nombre d’auxiliaires de vie scolaire qui les accompagnent est passé de 4 700 à 8388, soit une augmentation de 80%.
Posté le 03.05.2007 par chatillonavecsarkozy
PARIS, 3 mai 2007 (AFP) - Claude Allègre, ancien ministre de l'Education du gouvernement Jospin, s'est dit jeudi "outré par les mensonges" de Ségolène Royal sur la scolarisation des enfants handicapés, ajoutant qu'il "ne votera pas" pour elle au second tour de la présidentielle.
Sur la scolarisation des enfants handicapés, "elle n'a pas fait plus que moi", a déclaré M. Allègre sur RTL.
Evoquant du débat avec Nicolas Sarkozy sur cette question, mercredi soir, "j'ai trouvé (sa) colère suspecte et préparée. Je suis outré par ce que ce qui a été dit, c'est des mensonges", a-t-il ajouté.
Selon lui, "les emplois ont été créés par Luc Ferry (ministre de l'Education nationale) sous le gouvernement Raffarin".
"Je regrette de ne pas l'avoir fait", a dit l'ancien ministre de tutelle de Mme Royal.
"Symétriquement à François Bayrou, je ne voterai pas pour Ségolène Royal", a-t-il ajouté.